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Actualités à Madagascar

Madagascar au centre des attentions

 

Sept ans après la dernière élection présidentielle qui couronnait Marc RAVALOMANANA à la tête de la Grande Île, se déroulait le 25 octobre dernier le premier tour de la nouvelle élection présidentielle.

Loin de n’être qu’un numéro de plus dans la liste des élections présidentielles, celle-ci sensibilise, fascine.

Elle fascine dans la mesure où il s’agit de l’élection au suffrage universel du premier président de la 4e République malgache, instaurée depuis le 11 décembre 2010.

Elle sensibilise puisque la République malgache est secouée depuis quelques années d’une crise politique, à laquelle s’est ajoutée une crise économique et sociale.

 

Flashback chronologique. Deux hommes sont à l’origine de ce séisme. D’un côté, il y a Marc RAVALOMANANA dont le couronnement a fait naître un nouveau souffle en matière de développement, mais dont la politique a été jugée confuse, douteuse et même qualifiée d’entrave à la liberté. De l’autre côté, il y a Andry RAJOELINA, élu maire de Tananarive en décembre 2007.

Un différend entre ces deux personnages s’est amorcé du fait du retrait d’une chaîne de télévision par le président appartenant au maire de la capitale malgache.

Parallèlement à ce conflit s’ajoutèrent deux autres scandales, dont l’achat d’un luxueux Boeing présidentiel et la signature d’un protocole d’accord avec le conglomérat sud-coréen Daewoo Logistics, touchant à la concession de terres malgaches dites « sacrées ».

Une vague de contestation menée par Andry RAJOELINA débuta en janvier 2009 débouchant le 17 mars 2009, d’une part, sur la dissolution du gouvernement alors en place et d’autre part, sur la prise de pouvoir du maire de ladite capitale en tant que président de transition.

Le nouveau régime suscita de vives critiques de l’ensemble de la communauté internationale ainsi que la méfiance des investisseurs étrangers qui commencèrent à priver Madagascar des aides extérieures.

Suivirent jusqu’en 2012, de nombreuses tentatives de négociation, encouragées par la Communauté internationale, qui se soldèrent par des échecs successifs.

 

Tous se languissaient d’un changement. Changement qui prit la forme de nouvelles élections présidentielles sous la pression de la communauté internationale.

 

Spécificités de l’élection. Cette élection-ci présente quelques particularités.

Ambitieuses sont les attentes de ce futur gouvernement : la fin de la crise politique, la fin de la crise économique et de la pauvreté, le retour des aides extérieures, le retour de la démocratie, une vie politique transparente.

Et cette volonté de transparence fut perceptible dans le déroulé de l’élection. En effet, 800 observateurs internationaux étaient présents pour suivre le scrutin. À ce chiffre s’ajoutaient 5000 observateurs malgaches issus d’organisations non gouvernementales.

L’autre nouveauté réside dans le bulletin unique. En effet, l’électeur a dû cocher le nom du candidat voulu sur un bulletin unique, afin d’accroitre la sécurité des votes.

 

Bilan du premier tour. Cette présidentielle comptait trente-trois candidats. Le samedi 26 octobre, les noms des deux finalistes du premier tour ont été rendus publics. Il s’agit de Jean-Louis ROBINSON qui a récolté 24,36% des votes et Hery RAJAONARIMAMPIANINA, sauvé avec 16,64% des votes.

 

Conclusion. En définitive, au vu de ce qui vient d’être susmentionné, on pèse aisément le poids de cet évènement politique. Toutefois, cette élection présidentielle n’a pas encore délivré tous ses secrets. C’est donc avec grande hâte que tous suivront l’actualité des prochaines semaines et assisteront à la fin du suspens le 20 décembre prochain.

 

Émilie GASTRIN

Doctorante en droit public

Université de La Réunion